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Octobre Rose : prévention du cancer du sein

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Le cancer du sein concerne 1 femme sur 8 en France, pour plus de 58 000 nouveaux cas par an. Il s’agit du cancer le plus courant chez la femme puisqu’il constitue plus d’un tiers des nouveaux cas de cancers féminins. Pour autant, les hommes n’ont pas un risque nul de déclarer un cancer du sein car presque 1% des cas les concerne.

L’action de prévention Octobre Rose 2022 a pour mission d’augmenter la part de détection précoce de ce cancer, lors d’une campagne de communication nationale tous les mois d’octobre. Mais devinez quoi, vous n’êtes pas obligés d’attendre le mois d’octobre pour faire de la prévention ! Un cancer du sein détecté suffisamment tôt a 9 chances sur 10 d’être guéri ; alors allons-y !

5 symptômes du cancer du sein déterminants

Nous notons 5 symptômes qui doivent alarmer s’ils apparaissent :

  • Sensation d’une boule dans le sein au toucher. Dure au toucher, aux contours irréguliers, cette boule ne roule pas sous les doigts, elle semble plutôt fixée sous la peau. Pour faciliter la palpation, le coussinet d’autopalpation de Medisur permet de s’auto-diagnostiquer à tout moment, en augmentant considérablement les sensations de toucher.
  • Des signes d’inflammation sur un sein : chaleur, volume, douleur et sensibilité, démangeaisons…
  • Des ganglions axiliaires durs au toucher (ce sont les ganglions situés en haut du sein, juste à côté de l’aisselle).
  • Tout changement soudain de forme ou de taille d’un des seins ou de la peau (effet peau d’orange, rougeurs…).
  • Tout changement soudain de forme et de couleur du mamelon, avec éventuellement un écoulement anormal.

Résumons : il convient de consulter un médecin aussitôt que le sein paraît déformé, qu’il est douloureux et semble enflammé. Une mammographie sera alors sûrement proposée, qui est l’examen radiographique de dépistage du cancer du sein. Sinon, lors du rendez-vous annuel de gynécologie, le ou la praticien·ne pratique habituellement la palpation en prévention. À partir de 50 ans et tous les deux ans, la mammographie est proposée gratuitement à toutes les femmes.

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octobre rose Ruban Rose cancer du sein | MEDISUR

Que faire pour Octobre rose 2022 ?

Octobre rose est une campagne de communication menée par l’association Ruban rose au sujet du cancer du sein pour informer, sensibiliser, prévenir et dépister, ainsi que récolter des fonds pour la recherche. Entre le 1er et le 31 octobre 2022, des événements de collecte de fonds seront organisés dans toute la France, et des campagnes de dépistage seront proposées.

Dans le cadre d’Octobre Rose 2022 vous pouvez vous aussi organiser un événement ou une campagne de sensibilisation, au sein de votre association, ou de votre CPTS si vous êtes un professionnel de santé, ou encore dans votre entreprise.

Lors d’Octobre Rose, Medisur accompagne les professionnels de santé et les entreprises dans la mise en place de campagnes de prévention grâce à des kits, des animations sur site et plein d’autres actions.

Prévenir le cancer du sein selon sa typologie

Sans vous perdre dans un cours de biologie complexe, voyons comment se traduit un cancer du sein afin de mieux comprendre comment la prévention peut agir.

De quoi est constitué un sein ?

Un sein est une glande mammaire qui contient des petits lobes que l’on appelle lobules, ainsi que des canaux ; le tout entouré de masse graisseuse. Ce sont les lobules qui produisent le lait en cas d’allaitement ; les canaux prennent ensuite le relais pour transporter le lait vers le mamelon.

Le développement du cancer du sein

95% des cancers du sein sont des adénocarcinomes ; c’est-à-dire des tumeurs qui se développent à partir de cellules glandulaires.

  • Soit elles proviennent des cellules des canaux (= carcinome canalaire).
  • Soit elles proviennent des cellules des lobules (= carcinome lobulaire).
  • De plus, soit le cancer ne se propage pas au-delà du sein (= carcinome in situ) soit il peut atteindre d’autres ganglions puis d’autres parties du corps (= carcinome infiltrant).
mammographie | MEDISUR
examen mammaire | MEDISUR
Côté probabilités, dans 70 à 80% des cas le cancer du sein provient des cellules des canaux et se propage au-delà (carcinome canalaire infiltrant). Ce type de cancer du sein nécessite de la chirurgie et de la radiothérapie au niveau local, ainsi qu’un traitement plus général pour le reste du corps : chimiothérapie, hormonothérapie ou thérapies ciblées, selon la teneur des cellules cancéreuses. Le défi de la prévention est donc de détecter le cancer qui ne se propage pas encore, afin de pouvoir le traiter localement et empêcher sa propagation. Quand le carcinome est décelé, on procède à une analyse de la prolifération des cellules cancéreuses, dans le but d’adapter le traitement à chaque type de prolifération et donc de cancer. Pour cela, on étudie la présence de récepteurs hormonaux et de récepteurs appelés HER2. Dans 70 à 80% des cas de cancer du sein, les cellules cancéreuses présentent des récepteurs hormonaux pour des cancers dits de type luminal A ou B. Dans environ 15% des cas les récepteurs HER2 sont présents sur la surface des tumeurs, mais pas les récepteurs hormonaux. Enfin, on appelle cancer du sein triple négatif celui dont les cellules cancéreuses ne présentent aucun des récepteurs susmentionnés. Dans ce cas, ni l’hormonothérapie ni la thérapie ciblée HER2 ne fonctionnent, on se tourne alors vers la chirurgie associée à la chimiothérapie et la radiothérapie.

Un cas à part : le cancer du sein inflammatoire

Très rare mais agressif, et concernant majoritairement les femmes africaines, le cancer du sein inflammatoire se développe au niveau des vaisseaux lymphatiques de la peau du sein. Celui-ci paraît alors enflammé et présente des rougeurs.

Les facteurs de risque du cancer du sein

L'âge

L’âge est bien sûr le premier facteur de risque de cancer. Plus de deux cancers du sein sur trois surviennent après 50 ans. Des études montrent qu’il n’est pas bénéfique de pratiquer des mammographies avant l’âge de 50 ans, sauf si l’on est dans le cas suivant. 

Le fait d’avoir déjà eu un cancer du sein

Malheureusement, les risques de développer un cancer à l’autre sein augmentent de 4 à 5 fois. C’est pourquoi les femmes atteintes d’un premier cancer du sein sont suivies en prévention.

L’hygiène de vie

Certains comportements dans la vie agissent sur le risque de cancer du sein. Le plus grand facteur de risque est l’alcool, qui est responsable de plus de 15% des cancers du sein. Le tabac suit, ainsi que le manque de sport et la sédentarité. Vous ne serez pas surpris, une alimentation grasse et riche en sucres augmente également les risques de cancer du sein. Donc si on résume, une bonne hygiène de vie diminue le risque de développer le cancer du sein : plutôt logique !

Les taux d’hormones personnels

Le risque de développer un cancer du sein augmente si on a été réglée tôt (avant 12 ans) et/ou ménopausée tard (après 55 ans) ; c’est-à-dire que les taux d’oestrogène et de progestérone auxquels les femmes sont soumises toute leur vie a une incidence sur le risque de développement de ce cancer. Ces taux d’hormones présentent également un risque supplémentaire pour les femmes nullipares ou n’ayant pas allaité, et aussi en cas de prise de la pilule oestroprogestative ou de traitements hormonaux de la ménopause.

Source : Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

Les antécédents dans la famille

Si l’apparition d’un cancer du sein avant 50 ans est rare, elle peut néanmoins dépendre de l’historique familial. On estime à 5% les cas de cancer du sein à prédisposition génétique. Si une ou plusieurs femmes de votre famille ont déjà eu un cancer du sein, vous pouvez en parler à votre médecin qui vous tournera vers des examens dits « oncogénétiques » pour déterminer le risque que vous encourez.

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